Cinq décennies. Cinq figures de style chères à Valentino
Le Blanc comme manifeste.
Palette omniprésente dans les créations de Valentino, les nuances de blanc ne sont jamais neutres. Avec la robe de mariée de Jacqueline Onassis, le couturier consacre son talent et signe, sans le dire, un véritable manifeste.
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Ci dessus : Marisa Berenson photographiée par Henry Clarke, 1968. En bas à gauche : Jacqueline et Aristote Onassis. En bas à droite : Marisa Berenson portant le modèle de la collection blanche, 1968. ![]() ![]() |
Sélectionnée parmi les modèles de la "collection blanche" éditée en 1968, la robe de mariée de Jacky est certainement un choix audacieux.
La silhouette épouse la modernité de l'époque et propose une mariée affranchie, résolument inconventionnelle. Cette robe entre dans l'histoire de la mode, non comme un simple vêtement, mais comme une déclaration d'émancipation avec une longueur au genoux, un col montant et une dégaine très fluide - en dehors des normes de son temps.
La fleur comme langage.
S'il n'avait pas été couturier, Valentino aurait pu être fleuriste ou jardinier. Les fleurs sont partout : autour de lui, dans son imaginaire, dans ses collections.
Imprimées, brodées, sculptées en volumes, assemblées en volutes, elles sont partie intégrante de la construction du vêtement.
Chez Valentino la fleur n'est jamais juste décorative. Elle est structure, relief, émotion.
Le rouge, sa signature.
Le rouge Valentino. Intense. Pulsatile. Théâtral.
Un rouge sang, passionnel, devenu signature à lui seul.
Inspiré dès ses débuts par les lourds rideaux de velours des scènes de théâtre, ce rouge capte la lumière, dramatise la silhouette et impose une présence immédiate.
C'est le rouge qui incarne, qui se laisse incarner.
Lignes, architecture et géométries.
Jeux de lignes, compositions architecturales : un terrain de jeu familier à tous les techniciens de la Couture.
Valentino n'échappe pas à la règle. Il se joue de la rigueur des lignes pour mieux souligner la sensualité des courbes, inspiré par les architectures vivantes, organiques.
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| Détail collection SS 1993 |
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| Collection SS 1971, photo Bob Kreiger |
Le couturier de la Dolce Vita.
Le jeune Valentino capte la suavité de la douceur de vivre à l'italienne, celles des swinging sixties transalpines, de Pasolini à la Loren. Il habille cette nouvelle génération d'un glamour post-fifties, décontracté mais ultra chic, écrivant un nouveau vestiaire aux micro longueurs et aux silhouettes faussement baby doll.
Capri et la côte Amalfitaine ne sont jamais vraiment loin, avec des coraux brodés, imprimés ou déclinés en bijoux.
Solaire et intemporelle, la signature Valentino est entrée dans la légende et continue d'inspirer le travail decréateurs contemporains.
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| Photo : Steven Meiseil. |
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| Dessins du couturier, 1968 |















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